Le Parc du Marais poitevin, acteur de la restauration des digues de front de mer
Le Parc du Marais poitevin intervient, au service du Conservatoire du littoral, pour réaliser des travaux d'aménagement de 10 hectares de plans d'eau résultant des travaux de réfection des digues. Ceci afin de leur donner une vocation d'accueil de la biodiversité. L'aménagement pastoral des digues est en cours pour favoriser leur gestion pour le pâturage ovin.
Le Conservatoire est propriétaire du site de La Prée Mizottière, sur la commune de Sainte-Radégonde-des-Noyers, depuis 2002. L'acquisition du site a fait suite à la tempête de 1999 qui s'est traduite par une submersion marine conséquente. Cette action majeure s’inscrit dans le cadre de la démarche « collective » de valorisation du patrimoine naturel du Marais poitevin.
Après avoir acheté le foncier, le Conservatoire s’est appuyé sur les partenaires du territoire, la Chambre d’agriculture de Vendée et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage notamment, pour définir les modalités de gestion du site. Le projet d’exploitation d’élevage s’est concrétisé par l’installation d’un jeune agriculteur en 2004.
En février 2010, la tempête Xynthia a provoqué d’importants dégâts sur le site. Des travaux conséquents ont été entrepris pour restaurer les digues de front de mer et les digues « secondes ». Ces travaux ont laissé derrière eux de vastes trous de prélèvement des matériaux nécessaires à la réfection des digues.
Par ailleurs, les modalités de gestion de ces « nouvelles » digues ont été revues. Il convient désormais de permettre leur entretien par pâturage ovin. Les effets de la tempête ont également amené les gestionnaires, en accord avec les conservateurs de la réserve de la Baie de l’Aiguillon, à vouloir rendre le pâturage des mizottes
Mizotte, s. f.
Appellation locale des prés salés (formation naturelle).
possibles.
C'est dans ce nouveau schéma que le Parc est intervenu, à l'automne 2011, pour réaliser les travaux de valorisation écologique des trous de prélèvement dans le but de renforcer les capacités d'accueil de la biodiversité et réaliser les travaux d'aménagement pastoraux qui vont permettre le pâturage ovin des digues. Des clôtures fixes et mobiles sont ainsi installées pour faciliter le travail de l’éleveur au quotidien.
